La période de l’Avent est arrivée

La période de l’Avent est arrivée. Je suis toujours frappée par la coexistence de 2 sentiments bien paradoxaux qui prédominent autour de moi chaque année à cette période. D’un côté, le monde semble vibrer dans une fébrilité très particulière et désagréable. Un stress commun, un peu absurde qui nous fait penser que le monde s’arrête de tourner au 31 décembre. Il faut tout finir, boucler les comptes et à cela s’ajoute le stress de l’organisation des fêtes. Ceux qui comme moi ont une grande famille savent de quoi je parle ! D’un autre côté, les fêtes de Noël, que l’on soit croyant ou non, portent également en elles un autre rythme, une autre atmosphère. Il y a de la douceur et du rêve. Les lumières qui brillent dans les rues me rappellent qu’il est bientôt temps de me reposer (ou dans mon cas de me poser tout court…) Après la cohue de l’organisation de ce grand final vient le temps du cocooning et du chocolat chaud… Et c’est à ce moment-là que je suis enfin dans les meilleures dispositions pour remercier les personnes qui m’entourent de tout ce qu’ils m’offrent tout au long de l’année. Alors cette année c’est décidé, je change de méthode ! Au lieu de passer 24 jours à courir dans tous les sens et à voir Noël comme la ligne finale d’un grand marathon, je décide de passer directement à la phase gratitude et tant pis pour les couacs d’organisation. Et mon premier témoignage de gratitude sera pour vous. Merci à chacun et chacune d’avoir partagé du temps, du savoir, de la présence, de l’attention, des compétences...
Questions à la croisée des chemins

Questions à la croisée des chemins

Comment succéder à Fred sans chercher à le remplacer ? Difficile d’imaginer Coaching-Services sans Fred. Pour moi, comme pour beaucoup d’autres, l’annonce de son départ a été un choc. Il a été mon premier contact avec Coaching-Services lors de mon inscription à la formation de base. Je l’ai apprécié comme formateur, observateur, superviseur. J’ai autant bénéficié de sa précision théorique que de son expérience pratique. Et j’ai toujours été impressionnée par la rapidité avec laquelle il répondait aux mails ! Merci à lui pour tout ce qu’il m’a apporté ! Le vide qu’il laisse sera difficile à combler… Et pourtant, il est essentiel que Coaching-Services continue à tourner. Que la qualité des formations et des accompagnements reste assurée. Que la société garde sa capacité d’adaptation face à un environnement en perpétuelle évolution. Eric et Natacha ont fait appel à moi pour que nous relevions ensemble le défi de cette transition. Merci à eux pour leur confiance ! J’espère ainsi pouvoir transmettre à d’autres une part de ce que j’ai reçu de Coaching-Services. Pas de la même manière que Fred, mais dans le même esprit qu’il a contribué à développer et faire vivre dans les formations.  Comment trouver ma place dans l’équipe ? Cela fait un bon moment que je connais Natacha et Eric. Depuis qu’ils m’ont formée et certifiée, j’ai eu plusieurs occasions de les côtoyer et de travailler avec eux. À Co-action, l’ancien réseau d’intervision de Coaching-Services. Dans le couloir de mon bureau, voisin de celui de Natacha. Dans les soirées d’entraînement, où je suis quelques fois venue seconder Eric. Ils m’ont aussi confié à plusieurs reprises des mandats d’accompagnement à effectuer au...
Nouveau départ

Nouveau départ

Cher partenaire, cher client, C’est avec une grande émotion que je vous adresse pour la dernière fois ces nouvelles mensuelles, puisque je vais quitter mes activités à Coaching-Services à la fin du mois d’octobre pour d’autres défis que j’espère tout aussi stimulants.  En effet, j’ai l’opportunité de reprendre le poste de chef de l’Office de l’Insertion des Jeunes du Canton de Neuchâtel et le taux d’activité de ce futur emploi n’est malheureusement pas compatible avec une poursuite de mon activité à Coaching-Services. Cette décision a été très difficile à prendre et c’est avec une très grande tristesse que j’ai dû m’y résoudre. Des besoins personnels et familiaux l’ont emporté sur mon désir de poursuivre l’aventure de Coaching-Services. Mes pensées vont tout d’abord à Natacha et Eric, mes deux amis et collègues, avec lesquels j’ai tant partagé pendant ces 7 années de codirection de Coaching-Services. Je ne pourrai jamais assez vous remercier pour ces moments d’échanges et de complicité si intenses et si riches. Chacun dans votre style, vous avez énormément contribué à mon évolution professionnelle de ces dernières années. Je pense aussi très fort à vous dans cette phase de transition pour l’entreprise, que vous n’avez pas choisie mais dont vous héritez des conséquences. Que tout se passe bien pour vous et que Coaching-Services poursuive son développement ! Je voudrais aussi remercier notre assistante administrative pour la si belle collaboration établie au fil des années. Le fait de se trouver à distance l’un de l’autre n’ayant jamais constitué une quelconque barrière. Merci Carine pour ta capacité à saisir les choses si rapidement et avec tant de sensibilité et de...
Que voudrait dire bien vieillir en tant que coach ?

Que voudrait dire bien vieillir en tant que coach ?

On commence à vieillir quand on finit d’apprendre Proverbe japonais Si, aujourd’hui, je vous propose cette réflexion, c’est que je suis concerné par cette thématique. Je débute une transition : j’entrevoie la fin de ma carrière et me prépare à la quitter d’ici deux ou trois ans. Quelques fringants lecteurs pourraient me dire que cette thématique n’est pas encore dans leurs préoccupations. A première vue, ils ont raison. Mais à y regarder de plus près, je doute que cette question ne les concerne pas déjà. Pourquoi n’ai-je pas intitulé ma réflexion : que voudrait dire bien évoluer en tant que coach ?  Vous en conviendrez que le verbe évoluer appartient, entre autres, au vocabulaire  du monde du travail, du management, des RH ; sa connotation est positive, flatteuse. Or, vieillir est une chose que l’on fait avec tant de naturel, à l’insu de notre plein gré et dès notre venue au monde et qui n’est pas des plus réjouissant à première vue, si on le résume à déclin et perte progressive ! Par contre, évoluer exige une volonté ou tout au moins découle de choix plus ou moins heureux. J’ai envie de penser notre évolution de coach en tenant compte de notre finitude dans une lucidité joyeuse. Le manque de considération de tous les commencements et les fins de nos vies tronque nos choix et nos engagements d’une perspective intéressante. Les effets du temps qui passe, les petites et grandes transitions[1] nous invitent à considérer notre parcours dans une perspective de vie plus large, d’y introduire le sens profond de notre engagement par la pensée philosophique et/ou spirituelle. Philosopher, c’est « apprendre à vieillir » affirme...
Faire pour mieux être ou être pour mieux faire ? ou les deux ?

Faire pour mieux être ou être pour mieux faire ? ou les deux ?

L’autre jour, je partageais un repas avec un ami coach, temps que nous mettons à part pour bien manger, rire, dire des bêtises, parfois de grosses (!), évoquer notre métier, échanger et soumettre nos réflexions sur le monde du travail et des organisations. Quel bonheur ai-je eu à sauter du coq à l’âne, à me laisser surprendre par la réaction que provoque ma réflexion, à n’avoir aucun autre but que de nourrir l’échange et de renforcer le lien ! J’ai goûté à la présence de l’autre et suis convaincu que celle-ci fut suffisante pour passer une belle soirée : pas d’objectif, pas d’attente, mais une présence mutuelle. Quel bienfait de n’avoir rien à faire, rien à gérer, juste être attentif à soi et à son interlocuteur… en particulier pour un coach exerçant au quotidien ! Quelques jours plus tard, j’ai associé le vécu de cette soirée à une réflexion sur la pratique du coaching que mon ami m’a justement partagée ce soir-là. Au fil de notre discussion, il me fit part de son interrogation sur la vision courante du coaching axé sur le faire faire, sur la mise en mouvement du coaché. Or, cette approche peut dériver vers une forme d’activisme où l’on se définit et où l’on est défini par les actions et surtout les résultats obtenus.  J’agis et obtiens tel résultat, donc je suis… j’existe, je suis ce que je fais. « Notre travail de coach ne devrait-il pas aussi contribuer au faire être ? » interroge mon ami. Ces questions du faire être ou du faire faire,s’apparentent à une existence basée sur le mode Avoir ou Etre. Le psychanalyste Erich Fromm précise que « l’avoir se rapporte aux choses et...

Question de position

Coach formée, certifiée Quel rôle incarner ? Quelle position adopter ? Je distingue deux voies Qui s’ouvrent devant moi Je suis un guide Je montre le chemin Je m’appuie sur le savoir que je détiens J’emmène l’autre explorer Les lieux où je suis allée Je désigne les pièges que je connais Je vois la vie comme une succession d’étapes Par où nous devons tous passer J’ai pour mission De faire faire à l’autre ce que je crois bon Je suggère J’interprète Je prescris Depuis ma position de sachant Je suis un compagnon de voyage Sur un chemin qui n’est pas le mien Je m’appuie sur mes expériences Pour aider l’autre à faire face à ce qui vient J’offre un cadre de protection Où nous explorons ensemble ses options Je respecte ses choix Que je les croie bons ou pas Je vois la vie comme un espace de liberté Un infini de possibilités Où chacun exerce sa créativité Prend ses responsabilités Je questionne Je reflète J’ouvre le champ Depuis ma position d’accompagnant Une position valorisante, confortable Empreinte du danger de se croire impartial L’autre position ardue et instable Défi d’un coaching qui tend vers l’idéal Aussi distinctes que ces voies m’apparaissent Elles se croisent et se recroisent sans cesse Je vous invite à vous demander Dans quelles circonstances vous partez de quel côté Myriam Küng, coach...