Un monde qui se déchire en deux

 

Quand j’observe le monde, je me demande parfois si nous ne sommes pas en train de créer un monde à deux vitesses…

Un monde poursuit sa marche folle vers toujours plus de « Tech ». Nous sommes tous hyper connectés, hyper sollicités, hyper stressés. Faire toujours plus en moins de temps, voilà la nouvelle quête du Graal ! Une émission de TV titre : « produire pour jeter », dénonçant Amazon qui jette des produits neufs. L’obésité concerne 40 % des adultes aux USA. Il n’y a plus de limites à notre désir : l’excès du trop !

Et puis l’autre monde freine, voire fait marche arrière ; le matérialisme et la propriété ne sont plus à la mode. Les stages de yoga, méditation, détox prolifèrent, c’est l’ère du slow et du zéro, mais avec l’apparition d’une nouvelle pathologie : l’ « orthorexie [1] ». La génération Y fabrique sa lessive et revient aux couches pour bébé en tissu. La machine à remonter le temps s’emballe : « Less is more » devient la devise.

La schizophrénie guette… Comment réunir ces deux mondes ? Comment vivre cela au sein d’une famille, entre amis, et parfois tout simplement en nous-même ? Chacun fait comme il peut pour trouver ses compromis voire ses compromissions… Qu’il est difficile d’accueillir sans jugement les choix et les paradoxes de chacun, qu’il est difficile de trouver son chemin !

Pendant les fêtes de Pâques, je me faisais la réflexion que de tout temps, les religions, quelles qu’elles soient, avaient instauré un rythme entre abondance et abstinence, festivité et silence. Parmi les 7 péchés capitaux, on trouve d’un côté le péché de gourmandise (celui de l’excès), de l’autre le péché d’orgueil (celui du contrôle). Il semblerait qu’en fonction de notre nature, nous soyons inexorablement attirés vers l’une ou l’autre de ces deux extrémités et qu’il faille un cadre exogène en guise de garde-fou.

Et le coaching dans tout cela ?

Et si la réponse n’était ni d’un côté ni de l’autre mais dans le discernement de tous les instants, à chaque fois qu’une situation se présente ? Et si le garde-fou pouvait être une discipline intérieure de ne rien faire par automatisme, ni dogmatisme, mais en fonction du moment, des circonstances, de notre humeur interne ?

Alors comment savoir ce qui est bon pour nous, à un instant précis ? Une piste pourrait être le coaching somatique, qui utilise le corps comme outil de conscientisation. Explorer sa posture, développer une qualité d’écoute et d’attention profonde à sa respiration, à son propre mouvement. Retrouver par le corps le chemin de nos sensations, de nos émotions, le plaisir d’être connecté à soi. Si cette approche vous intéresse, je vous propose deux occasions de la découvrir :

  • la formation Utiliser le corps dans un coaching organisée par Coaching-Services le 20 septembre 2019 au Castel du Bois-Genoud (informations sur le site et dans l’encadré ci-contre),
  • un stage de deux jours avec Yves Marc, fondateur du Théâtre du Mouvement à Paris et directeur de compagnie, les 10 et 11 octobre 2019 à Neuchâtel. Vous pourrez trouver les informations nécessaires sur www.coachingsomatique.com.

Blandine Combre, co-animatrice de la formation Utiliser le corps dans un coaching pour Coaching-Services, formée par la fondatrice du coaching somatique Josette Lépine ; et coach indépendante : www.albatros-coaching.ch


[1]  Le terme d’orthorexie désigne la volonté obsessionnelle d’ingérer une nourriture saine et le rejet systématique de la malbouffe.