Certains d’entre vous le savent peut-être déjà car je le mentionne de temps en temps. Je pratique l’apnée sportive, ce qui consiste à retenir sa respiration le plus longtemps possible soit en restant immobile soit en essayant de parcourir la plus longue distance ou d’aller le plus profond.Ce qui est enthousiasmant dans ce sport, c’est que la progression est très rapide au début. Quelques techniques simples de respiration et de relaxation suffisent pour se sentir à l’aise sous l’eau pendant quelques minutes. C’est une sensation tellement grisante de prolonger une apnée pendant si longtemps, on s’impressionne vraiment soi-même.Vous vous en doutez bien, peu après, l’apnéiste ressent un palier dans sa progression. Et, malgré l’entrainement régulier et le perfectionnement des techniques apprises, la stagnation se poursuit. De nombreuses questions se bousculent alors dans la tête et la tentation de baisser les bras se fait de plus en plus présente.

Non, ce n’est pas la newsletter d’Apnée Magazine que vous êtes en train de lire, mais bien celle de Coaching-Services. Le temps de me sécher et je vous rejoins.

Les parallèles entre apnée et coaching sont en effet nombreux. Avec l’acquisition et l’application de certains outils, il est possible de mener assez rapidement des coachings et d’obtenir des résultats probants. Je suis régulièrement « bluffé » (et les principaux intéressés le sont aussi) par ce que les participants à nos formations sont capables de faire après seulement quelques jours parmi nous.

Ce sont ces mêmes apprentis-coachs qui ont l’impression de stagner plus tard dans leur cursus et qui prononcent les mots suivants « Je suis encore retombé dans mes travers » ou « Pourquoi je n’y arrive pas, c’est de nouveau la même problématique ».

Que proposer à ces coachs pour les aider à reprendre leur progression ? Retournons du côté de l’apnée. J’y ai appris qu’il y a 2 éléments-clés pour traverser ces périodes de doute. Le premier est de poursuivre l’entrainement assidûment en compagnie d’un autre apnéiste d’un niveau supérieur qui pourra jouer le rôle de mentor, l’accompagner dans les moments difficiles et lui permettre de trouver les techniques qui lui conviennent le mieux. Le deuxième est d’aller chercher au plus profond de soi pour approfondir la connaissance de son fonctionnement. C’est ainsi qu’il devient possible de sentir les signaux de son corps et de son mental et d’en tenir compte. Même la plus petite tension rapidement détectée et apaisée permet de gagner de précieuses secondes.

Poursuivons nos allers-retours et retrouvons le monde du coaching. Les parallèles me semblent assez évidents. La supervision par un coach plus expérimenté constitue un très bon moyen de se questionner périodiquement sur sa pratique et son fonctionnement. Y aborder les situations difficiles permet de trouver des pistes pour y remédier.

L’approfondissement de la connaissance de soi est une autre piste pour poursuivre sa progression. Prendre conscience de ses valeurs, de ses croyances ou de ses fonctionnements répétitifs va permettre de repérer plus facilement les situations où des tensions internes ou relationnelles apparaissent et portent préjudice au coaching.

Au sein de Coaching-Services, nous avons vécu (et vivons encore) les hauts et les bas qui accompagnent le parcours d’un coach. C’est pourquoi nous proposons des supervisions individuelles ou en groupe et une formation continue tournée vers la connaissance de soi, « Explorer son identité pour mieux accompagner ».

Rejoignez-nous pour explorer les profondeurs…

Fred Panza, juin 2015