L’enfance de l’art… du coach

 

« Je sais ce que je fais mais je ne sais pas ce que je provoque en le faisant. » Heinrich Böll

Lorsqu’un tableau ou toute expression artistique vous touche, que se passe-t-il en vous ? Ne dit-on pas qu’une œuvre nous transporte, nous bouleverse ? Vous en conviendrez, ce qui nous atteint et agit en nous n’est pas tant la technique pour elle-même, voire la virtuosité, mais plutôt la manière dont l’artiste transcende son habileté pour transmettre l’indicible, le beau, ou simplement l’humain. Sa manière de nous émouvoir vient de son identité, de sa profondeur d’âme. L’outil fait office de vecteur pour dévoiler son être profond. Or, que serait le pinceau sans la main qui l’anime ? Il est évident que sa dextérité dans l’usage de l’outil reste un facteur important pour exprimer son art. L’artiste sait qu’avec le temps, l’expérience et la volonté viendront affiner son art. On peut admirer la virtuosité, mais elle n’est que feu d’artifice sans saveur lorsqu’elle n’est pas incarnée par une âme habitée. Ainsi, les coachs qui ne font qu’accumuler les outils et les perfectionner passent à côté de ce qui fera la différence.

Dans toutes les écoles de coaching dignes de ce nom, c’est à juste titre que l’on rabâche aux oreilles des apprentis coachs que le principe actif du coaching est l’altérité. Le coach n’est pas le coaché, c’est là sa plus grande qualité ! Les recherches sur l’efficacité des thérapies s’accordent sur le fait que les références théoriques et leurs outils comptent pour peu dans les résultats tandis que les qualités relationnelles et humaines de l’aidant ont des effets significatifs. Toutefois, n’oublions pas que la composante la plus forte du résultat vient de la personne accompagnée elle-même. Et n’allons pas imaginer que le coach est pour l’essentiel dans l’atteinte des objectifs !

Le travail sur soi en continu est une manière de maintenir et de progresser dans la qualité de notre travail d’accompagnement et donc dans un usage optimal de nos outils. Nous n’avons pas de pouvoir direct sur ce que l’on est, mais plus ou moins sur ce que l’on fait. Franchement, que sait l’artiste de ce qu’il communique par ses coups de pinceau ? Il poursuit sa démarche dans l’espoir de partager ce qui l’habite. A-t-on conscience de ce qui se dégage de notre être au-delà de nos gestes professionnels d’accompagnant ? De plus, ce que l’on dégage sera perçu au travers de chaque personnalité : les impacts sont divers…

Travailler autour de son identité, c’est chercher à donner le meilleur de soi sans franchement savoir comment sera perçu ce meilleur chez l’interlocuteur.

C’est l’enfance de l’art… du coach.

La seule manière de cerner l’impact de nos faits et gestes est de demander le feedback à nos interlocuteurs dans un cadre sécurisé et authentique. C’est ce que nous vous proposons dans la formation « Explorer son identité », qui aura lieu sur quatre jours du 22 janvier au 22 avril 2021 (voir les informations dans l’encadré gris ci-contre).

 Eric Gubelmann, coach accrédité ICF et formateur