Changement dans l’équipe de Coaching-Services

 

En ce début d’année, nous avons le plaisir d’accueillir un nouveau formateur : Jean-François Bodard, dit Jeff. Formé et certifié au coaching chez Coaching-Services, Jeff va dès à présent remplacer Eric dans la co-animation des modules de la formation à l’Art du Coach. Rassurez-vous, Eric ne nous a pas encore complètement quittées pour autant : il reste encore quelques mois à la direction de Coaching-Services et continue à assumer divers mandats. Merci à lui, et bienvenue à Jeff !

 Natacha et Myriam

Le billet du mois de Jeff Bodard

 

Espoir, mon bel espoir, dis-moi donc de quoi demain sera fait…

 

 

J’espère que 2021 sera moins angoissante que 2020 !
– A tous nos collaborateurs, nous souhaitons une bonne année 2021 et espérons que vous continuerez à vous épanouir au sein de notre entreprise !
– Bonne année 2021, en espérant qu’on pourra voyager cet été sans risque !
– J’espère qu’en 2021 j’arriverai enfin à enfiler le pantalon que je portais il y a 10 ans !

Voici un petit florilège de pensées pleines de bonnes intentions qui fleurissent en cette époque de changement d’année et auxquelles je n’échappe pas. Cependant, je me sens en quelque sorte comme emprisonné, pris au piège par cette « presque » injonction à ESPERER un lendemain meilleur…

Est-ce le fait que cette année écoulée ait été tellement basée sur : L’espoir d’un vaccin ! L’espoir d’un ralentissement des contaminations ! L’espoir de pouvoir fêter Noël ! L’espoir d’aller à nouveau boire un café à la brasserie du marché ! L’espoir que le Conseil Fédéral permettra l’ouverture des stations de ski cet hiver ?

Je me suis donc tout naturellement interrogé sur ma relation à l’espoir au seuil de cette nouvelle année calendaire. Sur sa place dans ma pratique. Sur son impact dans le processus d’accompagnement.

L’ espoir semble le plus souvent s’ancrer dans la quête d’un bonheur, dans le désir d’obtenir quelque chose, dans l’envie d’accéder à une situation qui contribuerait à l’atteinte de ce bonheur. Cependant, l’espoir, qui cohabite depuis des années avec ses deux amies, l’incertitude et la superstition, est un spécialiste pour enjoliver l’avenir en se focalisant sur ce qui n’est pas en notre pouvoir de changer. Ne dit-on pas que « l’espoir fait vivre » ? Vraiment ? Se nourrir d’illusions sur des lendemains meilleurs ferait vivre ? Il me semble surtout que s’illusionner en dit beaucoup sur nos difficultés à regarder la réalité telle qu’elle est. En effet, la réalité peut faire peur, peut nous déstabiliser, peut nous rendre vulnérable au point de ne pas vouloir l’affronter et de s’en remettre à une sorte de magie externe. Mais est-ce la voie de la solution ?

Se libérer d’un espoir hors d’atteinte parait donc primordial pour entamer un travail d’accompagnement dans lequel agir est au centre du processus. Ne rien espérer que nous ne puissions atteindre par nous-même permet de se confronter à notre réalité, d’agir sur le présent et d’atteindre un état de lucidité par rapport à sa situation. Ne rien espérer permet de briser les chaines qui font de nous des esclaves de cette espérance qui trop souvent mène vers la déception et la frustration.

Espérer ne devrait pas être : chercher ce qui n’est pas possible ! Pour espérer sainement, il faut avant tout devenir lucide et donc chercher dans le monde des possibles, du réel, de l’atteignable. C’est entrer dans un processus d’actions concrètes et se faire confiance. N’y a-t-il pas un monde entre : « J’espère que je ne vais pas me faire licencier en raison de la situation économique » et « J’ai entièrement confiance dans le fait que je serais capable de rebondir si je me fais licencier en raison de la situation économique » ? Arrêter d’espérer que la solution vienne de l’extérieur ne permettrait-il pas de plus se concentrer sur le présent ? De mettre en place un plan d’action, d’entamer des démarches concrètes, de construire une stratégie et d’arrêter de valoriser un futur utopique ? Le dés-espoir (en tant que situation dans laquelle on a dépassé le stade de l’espérance) ne conduit-il pas à oser, innover, créer, demander, agir, mobiliser ses ressources ?

Ainsi continuer à mieux se comprendre, mieux se connaître, savoir ce qui nous motive, ce qui donne du sens à notre quotidien, continuer à identifier nos forces n’est-il pas plus utile que d’espérer des lendemains incertains ?

Continuons dans ce cas à espérer au sujet d’éléments sur lesquels nous ne pouvons agir, pour ne pas rejeter ou sous-estimer l’existence du mystère. Mais agissons aussi, loin de toutes illusions, sur tout ce que nous avons le pouvoir de changer.

Je vous souhaite à chacune et à chacun pour 2021 le courage de mettre en place les actions qui vous permettrons d’atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés.

Jeff Bodard, coach et formateur chez Coaching-Services.